Orphelins 

de l’Univers

nous cherchons l’Ours

comme des enfants 

leur mère. 

Une heure et quart de vol. Des lignes de transmission griffent la forêt. Les montagnes et les rivières dessinent les méandres où mon amour se fond, celui de cette époque où j’ai suivi le vieil homme. 

 

À l’approche du grand lac Kukamess que me pointe le pilote au loin, mon cœur s’agrandit. J’ai marché sur cette eau quand elle était gelée. J’aperçois le nouveau campe de Nuenau à la tête du lac. Nous sommes deux orphelines qui remontons à la