hiver, qui reviens toujours, qui me rassures dans ta constance.

Avec toi je marque le temps, je laisse des traces, j’apprivoise la lenteur. 

Toi, mon fidèle, toi dans toutes les langues et dans la mienne : amour imaginaire, pays de béchamel, tempête d’esprits et chaise berçante; vert forêt et bleu pas d’allure, légèreté acoustique et senteur de feu; farine tamisée et chaleur animale; souffles en boucane, pelletage de crème et fendage de bois; craquements de cabane, popcorn de tisons et mascara blanc. 

Mais surtout, deux mots : lumière, pour te caresser de partout. 

Et tanière, tanière pour se déshabiller quelque part en toi, hiver.

Ça me rassure que ta seule promesse soit celle de ton               

 

J’aimerais ça que les gens aussi soient capables 

de se faire cette promesse, la seule vraie : on ne reste pas, 

on revient mais autrement, ou ailleurs.

 

Si j’avais quelque chose à croire, ça te ressemblerait des yeux.

 

J’apprécie ton passage, tes surprises, la façon que tu as d’étendre le temps, de jouer avec mes enfants.

Mon bel hiver, de toute manière

il fait toujours chaud, 

quand je pense à quelqu’un d’autre que toi

le soir, dans mes couvertes.