Chaque jour comme un rituel de beauté,

le vent efface toutes mes traces, 

les montagnes prennent leur marche sur les millénaires,

la rivière met la nappe

et ses quintes de toux font des tornades de broderie.

Je monte la ligne du ruisseau

jusqu’à la source de ma chaleur.

Je m’enfarge dans le désir de la neige folle

et                     avec les mains du soleil de moins trente.

Je m’arrête et je prends une poffe de l’étendue miraculeuse,

avec la gratitude pas compliquée d’être en